Le défi ?

Le défi n'est pas de poster une photo par jour... mais de prendre une photo par jour, et ce quelques soient les conditions "photographiques". Tout au moins essayer
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vendredi 23 août 2013

Ma rencontre avec le Faucon des insectes II

 J'y vais, j'y vais pas !!!

Il fallait que je "compare" entre des clichés pris au 150/500 à un peu plus de 2 mètres et au macro à 30 cm !

Inutile de comparer les torchons et les serviettes, mon macro est bien plus adapté à ce genre de cliché même si la prise de risque était bien plus grande.



Photographier un insecte dangereux à 30 cm ne met pas aussi à l'aise que lorsqu'on le photographie à 2 mètres et il est évident que ces jolis yeux là me voient aussi bien que je ne peux le faire de mon côté.


La promiscuité n'est, alors, pas du tout évidente.
Si il n'y avait eu qu'une seule ouvrière... je ne dis pas, mais entendre les autres tourner autour n'est pas forcément fait pour rassurer.



Mais le résultat est là, je ne pense pas avoir  de cliché plus net dudit insecte. Il aurait été dommage que je ne tente pas la macro sur un tel sujet et les risques pris en valaient la peine.



Ce n'est pourtant pas ce que j'ai pensé quand j'ai vu la relève arriver... Deux frelons, deux piqures, combien de probabilité pour que ...  3 frelons, non 4 ... et là, encore 2... Six frelons.


Elles ont bien d'autres chats à fouetter que de s'occuper de la bestiole à deux pattes qui semble leur tourner autour mais un animal reste un animal... imprévisible.



Le frelon d'Europe (la précision est désormais d'importance compte tenu de l'invasion du frelon asiatique qui touche l'Indre et Loire) reste un insecte fascinant, victime de sa réputation.

Car dans le domaine de la dangerosité, il est peut-être bien plus à craindre des guêpes dont on se méfie moins.

La preuve en est, ce nid ci-dessous.



Découvert lors de mon premier passage chez les frelons, il avait déjà fait l'objet d'un attentat à la bêtise typiquement humaine.

Une demie assiette en carton brulée gisait à l'entrée.

Lors de mon second passage, des pierres avaient été jetées dans la cavité.

Et voilà qu'on a essayé de déloger ces charmantes bestioles à coup de pétard !

Autant vous dire qu'elles étaient nerveuses et que je n'ai pas fait davantage la mariole qu'avec les frelons.

Loin des 5 ou 6 individus, j'ai compté jusqu'à 34 guêpes à l'entrée de ce nid.

Après quelques tentatives pour avoir une photo parlante, je vous ai fait de jolis carrés bleus pour désigner les insectes présents sur la photo et je m'en suis allée.

Ma sortie au lac n'ayant rien donné de probant, j'ai décidé de longer les 200 mètres qui nous séparent de notre voisin.

La politique du fauchage tardif est une évidente protection de la biodiversité.
Si cela peut s'avérer dangereux sur des routes où le gibier peut surgir à tout instant, sur les réseaux "tertiaires", il ne devrait avoir lieu qu'une fois par an au lieu de deux !


Reste que les habitants de Microcosmos, sont parfois, pour moi, de parfaits inconnus comme cet insecte ci-dessous, de la famille des Ichneumons.



A l'inverse, d'autres sont des "habitués". Il n'est plus nécessaire que je vous présente les Sympètres communs, en plein accouplement



Ni la punaise arlequin ;)


Mais parmi les petits nouveaux identifiés, je m'attarderai davantage sur ce joli papillon cuivré qu'on appelle  Robert le Diable


Plutôt commun, Le Robert-le-Diable, qui affectionne les haies, clairières et lisières, se retrouve en Europe occidentale, en Afrique du Nord, en Chine et au Japon.

 Robert le diable
Le saviez-vous ?

Bivoltin (qualificatif qui désigne les taxons (espèces en général) dont le cycle de vie comporte deux générations par an), la première génération des imagos apparaît de fin mai à juin, la deuxième, de juillet à août.

Cette seconde génération hiberne dans la végétation et réapparaît de fin février à avril.

Comme la plupart des espèces hivernantes, il apprécie en automne les fruits tombés au sol dans les vergers. 

Un autre papillon a accepté de poser.... Très rare cette année, il s'agit de l'Amiral !

 Le vulcain, également appelé l'Amiral

Le saviez-vous ?

Le Vulcain peut-être bivoltin (1 ou 2 générations annuelles) et comme le Robert le diable, hiberne sous forme de chrysalide mais, dans certaines régions, quelques adultes hibernent aussi.

Il se rencontre dans l'hémisphère nord tempéré en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Afrique.

C'est un migrateur au nord de son aire de répartition, toutefois, avec le réchauffement climatique, on a observé son hibernation dans des contrées beaucoup plus septentrionales comme dans le Bénélux, la Grande Bretagne et l'Allemagne.

Au sud des Alpes et dans tout l'ouest de la France, des adultes peuvent survivre à l'hiver.

Tout comme le Robert le Diable et le Paon du Jour, sa plante hôte est l'ortie dioïque, appelée également grande ortie (celle qui pique !).

Concernant le papillon suivant, il s'agit encore un inconnu pour moi... Dès que j'en sais davantage, je vous fait signe !


 Par contre, s'agissant de la Tachinaire Hérisson Sauvage... il y a deux trois petites choses à dire !
Tout d'abord, celle-ci se distingue de sa voisine la Tachinaire à cornes par sa bande noire sur l'abdomen.

 
Tachinaire Hérisson sauvage

Cette dernière affectionne les ombelles et déposent ses oeufs sur les feuilles. Sa larve a alors 18 jours pour trouver une chenille à parasiter. Passé ce délai, elle ne survit pas à l'absence de nourriture.

Par contre, si une chenille vient à croiser son chemin, cette dernière fore un trou dans la peau de son hôte, et s'installe pour se nourrir, tout d'abord,  de son sang et ses graisses. Un peu plus tard, dans son évolution, elle injectera alors un liquide hautement corrosif qui liquéfiera tout l’intérieur de la chenille.


 Il est difficile après cela, de savoir qui est le plus répugnant de la Tachinaire ou de l'araignée :)

Ce mâle d'Epeire Diadème, reconnaissable à sa forme fine et allongée, fait l'acrobate sous une ombelle dans l'espoir d'y trouver repas !




mâle Epeire Diadème

lundi 5 août 2013

L'argiope Frelon (encore :))

Tout n'est pas dit sur la passionnante argiope !

La voici donc de nouveau, en plein emballage de repas :)


Sur ce joli profil, il y a deux détails très intéressants. Saurez-vous les voir ?



Le premier détail se situe sur le bidon de la petite demoiselle.

Il s'agit de ses filières qui vont lui permettre de tisser sa toile.


 

Le saviez-vous ?

L'argiope frelon est une araignée orbitèle qui bâtit une toile géométrique proche du cercle, dans la végétation, à moins d'un mètre de hauteur du sol.

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Le second détail est le stabilimentum = le motif blanc de soie en zig-zag que l'on distingue sur la toile.

Les argiopes sont les seules araignées à n'utiliser QUE du fil de soie pour leur stabilimentum, quand d'autres combinent plusieurs matériaux (débris végétaux aux restes de repas).

Son utilité ?
Deux théories se distinguent.

L'une d'elles propose qu'il contribue à attirer les proies du fait de sa grande brillance dans le spectre des ultra-violets que les insectes perçoivent. Une autre zone de soie plus dense se trouve également au centre de la toile.

L'autre théorie expliquerait la présence du stabilimentum afin de renforcer la toile.

Il ne me reste plus qu'à vous trouver une belle adulte en pleine forme ! Comptez sur moi pour vous trouver ça :)

dimanche 4 août 2013

De l'argiope frelon au géomètre à barreau, en passant par le collier de corail

Chaque sortie, appareil à la main, réserve son lot de surprises et c'est aussi cela le plaisir de "cliquer".

Tout commence sur le portique de ma puce. Une jeune épeire fasciée a pris ses marques, tissé sa toile et déguste tranquillement son repas du jour !

C'est déjà une demoiselle de belle taille au regard pas très commode.

Argiope frelon


Le saviez-vous ?

Espèce originaire de la zone méditerranéenne, elle était autrefois particulièrement présente au sud de l'Europe (essentiellement au sud de la Loire en France) et considérée comme rare au nord de cette ligne, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Une étude a démontré que l'alternance des stries jaunes et noires sur le corps de cette espèce doublait en réalité le nombre de ses captures d'insectes Il s'agit en effet un leurre visuel rendant l'araignée moins visible pour ses proies, bien qu'au milieu de sa toile.

Elle fait partie des espèces d'araignées pratiquant le cannibalisme sexuel systématique (avec plus ou moins de succès) et la polyandrie (une femelle s'accouple avec plusieurs mâles).

Le mâle, au terme de l'accouplement, abandonne volontairement dans 80 % des cas son appareil copulateur ce qui diminue les chances d'un rival de féconder la même femelle et augmente ses chances de la fuir et de survivre après l'accouplement.

Il semble que l'appareil génital des mâles de cette espèce soit particulièrement complexe, notamment du point de vue de la structure, qui n'est pas exclusivement destinée au transfert spermatique, mais semble également jouer un rôle important à la fois dans la sélection par la femelle de son partenaire et dans la capacité de fuite du mâle après copulation grâce à des points de rupture prédéterminés.


Les jeunes araignées, après leur première mue, grimpent au sommet d'une brindille et filent un soie le fil de la Vierge qui sert de voile et les emportent dans les airs.

J'espère pouvoir imortaliser un adulte pour soutenir la comparaison !!!

Quelques mètres plus loin, c'est une mouche asilide qui déguste son repas.

En effet, la mouche asilide est un insecte prédateur qui chasse "à vue".
Elle vole jusqu'à ce qu'elle voit un insecte occupé à se nourrir, ou même en vol, saute sur son dos et le harponne de son rostre pointu et rigide.

Une fois sur l'insecte, les fortes pattes munies de poils de l'asilide l'agrippent, et celui-ci a peu de chance de s'en échapper.

La proie percée, les asilides leur injectent un paralysant et des agents digestifs. Ils se posent alors pour aspirer le contenu liquéfié de leur victime.

Insectes utiles, pour leur prédation sur bon nombre d'insectes nuisibles, tant à l'état larvaire qu'à l'état adulte, leurs prédateurs principaux sont les oiseaux, les grenouilles, et les arachnides (quand ce n'est pas l'araignée elle-même qui est prédatée par la mouche).


Mouche asilide

Le saviez-vous ? 

Bien qu'ils ne soient pas dangereux pour nous, il est fortement conseillé de porter des gants pour les manipuler au risque de se faire piquer pour se défendre et s'échapper.

La taille varie selon l'espèce et va de quelques millimètres à 5 cm pour les plus gros spécimens.

C'est à coup sur un insecte qui n'attire pas naturellement la sympathie !!!

Poursuivant ma flânerie, voici que je tente de saisir "l'insaisissable" souci !
Ce papillon a le diable au corps, il ne s'arrête jamais et quand il se pose, c'est toujours ailes fermées !

Souci

Ce un papillon "plusieurs générations"(jusqu'à 5 sur un seul été) est présent d'avril à septembre  Son vol puissant et rapide en fait un remarquable migrateur (population du nord de l'Europe). 
Son habitat de prédilection sont les terrains dégagés, notamment champs de luzerne et de trèfle.

Un peu plus loin, c'est un argus brun qui pose dans le sous-bois voisin. 
Egalement appelé de "Collier de corail", 

Argus brun appelé aussi "Collier de corail"

On le reconnait  au dessus marron orné d'une ligne submarginale de taches orange et d'une frange blanche.


Le revers est beige, les ailes sont ornées d'une ligne de points blancs centrés de noir et d'une ligne submarginale de taches orange.

Le saviez-vous ?

Ce petit papillon qui affectionne les landes et les friches, vole d'avril à octobre, en une à trois générations en fonction de la latitude. On peut le rencontrer en Afrique du Nord, dans toute l'Europe (sauf le nord de l'Angleterre et en Scandinavie) et jusqu'à la Sibérie.

Il hiverne à l'état de chenille.

Mais poursuivons la promenade...  Un peu plus loin, ce sont des punaises arlequin (ou graphosomes italien ou pentalomes rayés) qui s'accouplent.

Pentalome rayé
Le saviez-vous ?

Insecte des zones chaudes et ensoleillées d'Europe, il est fréquent, parfois en grand nombre, sur les ombelles d'Apiacées.

Son habitat naturel ce sont les friches, les terrains vagues, les pelouses sèches, le talus des routes, les haies vives et les jardins qui offrent des carottes sauvages, des fenouils, des angéliques, des chardons bleus ou des panais dont elle suce la sève ou les jeunes graines en formation avec son rostre.

Il se distingue du graphosome ponctué par son aire de répartition ( limitée aux régions méditerranéennes pour le second) et la couleur des pattes (oranges chez le second).

Les deux espèces ne craignent pas la prédation par les oiseaux car elles ont un goût repoussant et pratiquent l'aposématisme (stratégie adaptative qui permet à certains animaux d'émettre un signal d'avertissement clairement perceptible pouvant être visuel (le plus souvent il s'agit d'une coloration d'avertissement), sonore ou chimique.

Le chemin traversé est voici qu'un nouveau papillon flâne dans le trèfle.
Il s'agit d'un géomètre à barreau, que je rencontre pour la première fois.



Géomètre à barreau

Le saviez-vous ?

Ce petit papillon (22 à 26 mm) à 2 générations fréquente les milieux ouverts, friches, clairières, orées forestières, prairies de fauche, pelouses et bords de chemins.

On peut le rencontrer de l'Afrique du nord à l'asie (exceptée son extrème sud) jusqu'au Japon.

Les ailes du Géomètre à barreau présentent un quadrillage brun foncé sur un fond pouvant varier du blanc jaunâtre au beige.
Les dessins sont identiques sur les deux faces des ailes.

Le Géomètre à barreau vole de jour comme de nuit. Il est attiré par la lumière et hiverne sous forme de chrysalide, dans le sol.

Tout comme le Collier de corail, ce qui me surprend c'est qu'il semble être le seul spécimen dans les parages, ce qui contraste fortement avec le souci qui volète version famille nombreuse !

Je cloturerai ma balade par cette jolie centaurée scabieuse

Centaurée scabieuse

jeudi 1 août 2013

La feuille morte du chêne

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir dans les lavandes ce drôle de papillon.

Il aurait pu passer totalement inaperçu s'il n'avait pas eu cette couleur si caractéristique des feuilles d'automne, ce qui forcément m'a surpris en cette saison !


Car il s'agit bien d'un papillon dont la répartition s'étend de l'Europe au Japon.



Il s'agit d'un "Hétérocère" (papillon nocturne), par opposition aux "Rhopalocères" (papillons dits "de jour") .  La distinction  tient à la forme des antennes, à savoir toujours la pointe  se terminant "en massue" pour les seconds, et différemment conformées (filiformes, ou pectiniformes par exemple) pour les premiers..



Ce magnifique papillon a passé la journée au frais, dans la cuisine. L'exposition plein sud et la canicule annoncée, je ne suis pas certaine qu'il aurait apprécié. A la nuit tombée, il s'est laissé manipulé et est parti sans demander son reste.

Le petit tour dans le jardin m'aura permis de souhaiter un bon appétit à cette jeune épeire.


 Leur dextérité est terriblement impressionnante lorsqu'il s'agit d'empaqueter la nourriture !

A côté de cela, la nonchalance du petit gris peut ne pas être d'un grand intérêt et pourtant, voici encore une belle prouesse de la nature que ce gastéropode.


 Quand soudain, mon regard est attiré par le manège de ce poliste. Cette guèpe dont la colonie prospère dans la petite cabane en bois de ma fille, mange la lasure de cette poutre.
Cela pourrait paraitre curieux mais je subodore qu'elle recherche avant tout de la matière première pour la confection du nid. 


Il est temps de rentrer... non sans marcher prudemment car cette année la "prairie" qui nous sert de jardin, regorge de petits crapauds comme celui-ci ! 



Et c'est à son niveau que l'on se rend compte qu'une simple prairie est une véritable jungle !

lundi 6 mai 2013

La star du jour










On peut dire que Madame (ou Monsieur d'ailleurs) a pris la pose  !
Même si la vérité est ailleurs et que se sentant très certainement menacée, elle a tenue à faire face !

A moins qu'un(e) passionné(e) ne me reprenne, cette araignée appartient à la grande famille des lycosidae qui ne comprend pas moins de 2 393 espèces dans 120 genres.

Le saviez-vous ?

Ces araignées sont aussi appelées araignées-loups.

En effet, à quelques rares exceptions, elles s s'emparent des insectes non en leur tendant leurs filets, mais en les guettant à l'affût (comme les loups).

Et pendant que la star pose, bébé Epeire attends qu'arrive son repas !