Il fallait que je "compare" entre des clichés pris au 150/500 à un peu plus de 2 mètres et au macro à 30 cm !
Inutile de comparer les torchons et les serviettes, mon macro est bien plus adapté à ce genre de cliché même si la prise de risque était bien plus grande.
Photographier un insecte dangereux à 30 cm ne met pas aussi à l'aise que lorsqu'on le photographie à 2 mètres et il est évident que ces jolis yeux là me voient aussi bien que je ne peux le faire de mon côté.
La promiscuité n'est, alors, pas du tout évidente.
Si il n'y avait eu qu'une seule ouvrière... je ne dis pas, mais entendre les autres tourner autour n'est pas forcément fait pour rassurer.
Mais le résultat est là, je ne pense pas avoir de cliché plus net dudit insecte. Il aurait été dommage que je ne tente pas la macro sur un tel sujet et les risques pris en valaient la peine.
Ce n'est pourtant pas ce que j'ai pensé quand j'ai vu la relève arriver... Deux frelons, deux piqures, combien de probabilité pour que ... 3 frelons, non 4 ... et là, encore 2... Six frelons.
Elles ont bien d'autres chats à fouetter que de s'occuper de la bestiole à deux pattes qui semble leur tourner autour mais un animal reste un animal... imprévisible.
Le frelon d'Europe (la précision est désormais d'importance compte tenu de l'invasion du frelon asiatique qui touche l'Indre et Loire) reste un insecte fascinant, victime de sa réputation.
Car dans le domaine de la dangerosité, il est peut-être bien plus à craindre des guêpes dont on se méfie moins.
La preuve en est, ce nid ci-dessous.
Découvert lors de mon premier passage chez les frelons, il avait déjà fait l'objet d'un attentat à la bêtise typiquement humaine.
Une demie assiette en carton brulée gisait à l'entrée.
Lors de mon second passage, des pierres avaient été jetées dans la cavité.
Et voilà qu'on a essayé de déloger ces charmantes bestioles à coup de pétard !
Autant vous dire qu'elles étaient nerveuses et que je n'ai pas fait davantage la mariole qu'avec les frelons.
Loin des 5 ou 6 individus, j'ai compté jusqu'à 34 guêpes à l'entrée de ce nid.
Après quelques tentatives pour avoir une photo parlante, je vous ai fait de jolis carrés bleus pour désigner les insectes présents sur la photo et je m'en suis allée.
Ma sortie au lac n'ayant rien donné de probant, j'ai décidé de longer les 200 mètres qui nous séparent de notre voisin.
La politique du fauchage tardif est une évidente protection de la biodiversité.
Si cela peut s'avérer dangereux sur des routes où le gibier peut surgir à tout instant, sur les réseaux "tertiaires", il ne devrait avoir lieu qu'une fois par an au lieu de deux !
Reste que les habitants de Microcosmos, sont parfois, pour moi, de parfaits inconnus comme cet insecte ci-dessous, de la famille des Ichneumons.
A l'inverse, d'autres sont des "habitués". Il n'est plus nécessaire que je vous présente les Sympètres communs, en plein accouplement
Ni la punaise arlequin ;)
Mais parmi les petits nouveaux identifiés, je m'attarderai davantage sur ce joli papillon cuivré qu'on appelle Robert le Diable
Plutôt commun, Le Robert-le-Diable, qui affectionne les haies, clairières et lisières, se retrouve en Europe occidentale, en Afrique du Nord, en Chine et au Japon.
Robert le diable
Le saviez-vous ?Bivoltin (qualificatif qui désigne les taxons (espèces en général) dont le cycle de vie comporte deux générations par an), la première génération des imagos apparaît de fin mai à juin, la deuxième, de juillet à août.
Cette seconde génération hiberne dans la végétation et réapparaît de fin février à avril.
Comme la plupart des espèces hivernantes, il apprécie en automne les fruits tombés au sol dans les vergers.
Un autre papillon a accepté de poser.... Très rare cette année, il s'agit de l'Amiral !
Le vulcain, également appelé l'Amiral
Le saviez-vous ?
Le Vulcain peut-être bivoltin (1 ou 2 générations annuelles) et comme le Robert le diable, hiberne sous forme de chrysalide mais, dans certaines régions, quelques adultes hibernent aussi.
Il se rencontre dans l'hémisphère nord tempéré en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Afrique.
C'est un migrateur au nord de son aire de répartition, toutefois, avec le réchauffement climatique, on a observé son hibernation dans des contrées beaucoup plus septentrionales comme dans le Bénélux, la Grande Bretagne et l'Allemagne.
Au sud des Alpes et dans tout l'ouest de la France, des adultes peuvent survivre à l'hiver.
Tout comme le Robert le Diable et le Paon du Jour, sa plante hôte est l'ortie dioïque, appelée également grande ortie (celle qui pique !).
Concernant le papillon suivant, il s'agit encore un inconnu pour moi... Dès que j'en sais davantage, je vous fait signe !
Par contre, s'agissant de la Tachinaire Hérisson Sauvage... il y a deux trois petites choses à dire !
Tout d'abord, celle-ci se distingue de sa voisine la Tachinaire à cornes par sa bande noire sur l'abdomen.

Tachinaire Hérisson sauvage
Cette dernière affectionne les ombelles et déposent ses oeufs sur les feuilles. Sa larve a alors 18 jours pour trouver une chenille à parasiter. Passé ce délai, elle ne survit pas à l'absence de nourriture.
Par contre, si une chenille vient à croiser son chemin, cette dernière fore un trou dans la peau de son hôte, et s'installe pour se nourrir, tout d'abord, de son sang et ses graisses. Un peu plus tard, dans son évolution, elle injectera alors un liquide hautement corrosif qui liquéfiera tout l’intérieur de la chenille.
Il est difficile après cela, de savoir qui est le plus répugnant de la Tachinaire ou de l'araignée :)
Ce mâle d'Epeire Diadème, reconnaissable à sa forme fine et allongée, fait l'acrobate sous une ombelle dans l'espoir d'y trouver repas !

mâle Epeire Diadème
De blog en blog, pendant que vous flânez sur notre chasse-grisaille, je suis ici, chez vous en terre inconnue, mais pas tant que cela, j'y retrouve pleins d'amis communs, je parle de toute la faune qui nous est chère. Je peux vous donner le nom du papillon posté entre le Vulcain et la Tachinaire Hérisson Sauvage, c'est un Tircis.
RépondreSupprimerBonjour et bienvenue !
RépondreSupprimerEt surtout grand merci pour lever le voile sur mon petit inconnu !
Je m'en vais de ce pas m'informer sur lui !
Au plaisir
Lili